Nos quatre critères de jugement
Une casquette de course ne se compare pas comme une casquette de ville. Voici l'ordre dans lequel nous pesons les caractéristiques, du plus déterminant au plus secondaire.
| Critère | Ce qu'on regarde | Poids dans le choix |
|---|---|---|
| Masse | Sous 50 g, on oublie la casquette ; au-delà de 80 g, elle se rappelle à vous en fin de sortie | Déterminant |
| Ventilation | Panneaux latéraux en mesh ouvert, œillets non brodés, couronne non doublée | Déterminant |
| Bande de transpiration | Éponge technique large, cousue et non collée, qui dévie la sueur vers les tempes | Fort |
| Maintien | Sangle plate ou élastique arrière, couronne qui épouse sans comprimer les tempes | Fort |
| Visière | Souple et courbée, capable de se plier sans casser dans une poche de ceinture | Modéré |
Les pièges d'achat propres au running
Le premier est la couronne structurée. Un buckram rigide à l'avant tient la forme en vitrine, mais il emprisonne la chaleur et se déforme dès la première grosse suée. Sur ce créneau, une couronne souple non doublée vaut mieux qu'une belle silhouette.
Le deuxième piège est la fermeture. Les clips plastique d'une snapback créent un point dur sur l'occiput, exactement là où frotte le col d'une veste ou la sangle d'un sac d'hydratation. Préférez une sangle textile plate, une boucle métallique fine ou un arrière élastique.
Le troisième est plus insidieux : les broderies denses. Un gros logo brodé sur le panneau avant bouche la seule zone qui pourrait respirer et alourdit le tissu quand il est mouillé. Un marquage imprimé ou un petit motif décalé sur le côté vaut mieux qu'un blason plein devant.
Dernier point souvent négligé : le séchage. Si vous courez quatre fois par semaine, une casquette qui met douze heures à sécher vous obligera à en posséder deux. Les polyesters fins sèchent en une heure ; les mélanges coton, jamais assez vite.